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En boucherie, la plupart des produits alimentaires vendus au détail, comme la viande, la charcuterie ou les plats préparés destinés à être consommés plus tard, relèvent du taux réduit de TVA à 5,5 %. En revanche, les produits alimentaires préparés pour une consommation immédiate, qu'ils soient consommés sur place ou emportés (par exemple un sandwich ou une salade prête à être dégustée), sont soumis au taux de 10 %.
Les boissons alcoolisées relèvent du taux normal de 20 %.
La difficulté apparaît lorsque la boucherie ajoute une activité traiteur, vend des sandwichs, propose une formule midi ou installe un espace de consommation. Dans ces cas, un même ticket peut mélanger plusieurs taux : 5,5 %, 10 % et parfois 20 %.
Voici comment distinguer les principaux cas en boucherie-charcuterie : viande au détail, charcuterie, plats préparés, poulet rôti, produits traiteur, snacking, boissons et consommation sur place.
Les produits de boucherie vendus comme aliments au détail relèvent généralement du taux réduit de 5,5 % lorsqu’ils sont destinés à une consommation différée. Cela concerne la viande fraîche, congelée ou surgelée, la charcuterie vendue au poids, les produits sous vide, les conserves et les plats préparés à consommer plus tard.
Service Public indique que les aliments vendus au détail par une boucherie ou une charcuterie relèvent en principe du taux réduit de TVA à 5,5 %, qu'ils soient frais, emballés, surgelés ou en conserve. Viande, saucisses, volaille, jambon à la coupe ou terrine sont donc concernés lorsqu'ils sont vendus à emporter, pour une consommation différée, sans service de restauration immédiate. Le critère déterminant reste l'usage prévu du produit, que l'administration apprécie à travers un faisceau d'indices : conditionnement et la présence de couverts..
La TVA à 10 % s’applique surtout lorsque le produit est préparé pour être consommé immédiatement ou lorsqu’il est consommé sur place. En boucherie, cela peut concerner un sandwich, une quiche, une pizza, un burger, une formule midi, un plat servi avec couverts ou une assiette consommée dans un espace aménagé.
Selon Service Public, les sandwichs, quiches, pizzas, crêpes, frites, kebabs, hamburgers, salades, desserts et plats cuisinés vendus pour une restauration à emporter relèvent du taux de 10 %, que les aliments soient vendus chauds ou froids.
La CNCT (Confédération nationale des charcutiers-traiteurs) va dans le même sens pour les charcutiers-traiteurs : les sandwichs, salades avec assaisonnement séparé ou couverts, quiches, pizzas, croque-monsieur et produits comparables facilement consommables immédiatement sont taxables à 10 %.
Pour approfondir les cas proches du snacking et du service à table, vous pouvez consulter notre guide sur les règles de TVA en restauration.
La charcuterie vendue au détail relève généralement de la TVA à 5,5 % lorsqu’elle est achetée comme produit alimentaire à emporter et à consommer plus tard. Jambon, saucisson, pâté, boudin, terrine, rillettes ou pâté en croûte restent donc à 5,5 % lorsqu’ils sont vendus à la coupe, au poids, en barquette ou sous vide.
La confusion vient du fait que la charcuterie peut aussi entrer dans une offre de snacking. Une tranche de jambon vendue au détail ne suit pas la même logique qu’un sandwich jambon-beurre prêt à manger. Dans le premier cas, vous vendez un produit alimentaire. Dans le second, vous vendez un produit préparé pour une consommation immédiate.
L’idéal est donc de séparer vos familles en caisse : charcuterie au détail à 5,5 %, sandwichs et produits de snacking à 10 %, boissons alcoolisées à 20 %. Cette distinction évite d’appliquer 10 % à toute la charcuterie par excès de prudence, ou 5,5 % à tout le snacking par automatisme.
Pour les plats préparés en boucherie, le taux dépend du contexte de vente. Un plat vendu froid, emballé, destiné à être réchauffé plus tard, relève généralement de 5,5 %. Un produit vendu prêt à manger immédiatement, dans une formule ou avec couverts, relève plutôt de 10 %.
Dès qu’une boucherie propose un espace de consommation, la vente se rapproche d’une prestation de restauration. Tables, chaises, comptoir, mange-debout ou terrasse peuvent faire basculer les produits consommés sur place au taux de 10 %, même si ces produits auraient pu relever de 5,5 % en vente au détail.
Service Public précise que les plats servis dans la restauration sont facturés au taux intermédiaire de 10 %. Cela concerne notamment les bars, cafés, restaurants traditionnels et la restauration rapide consommée dans les locaux du vendeur.
Exemple : une part de pâté en croûte vendue à emporter pour le dîner relève généralement de 5,5 %. La même part servie dans une assiette, avec consommation sur place, relève plutôt de 10 %. Votre caisse doit donc distinguer vente au détail, vente à emporter et consommation sur place.
Les boissons suivent une règle spécifique. Une boisson non alcoolisée vendue en bouteille ou canette fermée relève généralement de 5,5 %, car elle peut être conservée. Une boisson servie en gobelet ou en verre relève de 10 %. Les boissons alcoolisées relèvent toujours du taux normal de 20 %.
Service Public distingue les boissons non alcoolisées servies dans un contenant permettant leur conservation, comme une bouteille ou une canette fermée, taxées à 5,5 %, des boissons servies en gobelet ou en verre, taxées à 10 %. Les boissons alcoolisées sont taxées à 20 %, quel que soit le mode de consommation.
Dans une formule déjeuner, il faut donc ventiler les lignes : sandwich à 10 %, bouteille d’eau fermée à 5,5 %, bière à 20 %. Sans ventilation, c'est le taux le plus élevé qui s'applique à l'ensemble de la formule, ici 20 %, à cause de la bière. Ventiler les lignes permet donc d'éviter de surtaxer le sandwich et l'eau.
Une boucherie qui vend à la fois viande, charcuterie, plats préparés, snacking et boissons doit paramétrer ses familles de produits avec précision. L’objectif est d’associer chaque vente au bon taux, sans laisser l’équipe choisir manuellement entre 5,5 %, 10 % et 20 % à chaque encaissement.
Une caisse enregistreuse pour boucherie peut aider à structurer les catégories : viande au détail, charcuterie, traiteur à réchauffer, snacking, consommation sur place, boissons fermées, boissons servies et alcool. Cette organisation limite les corrections manuelles, facilite la clôture et permet de suivre les ventes par taux.
La caisse ne remplace pas l'avis de l'expert-comptable : elle applique au quotidien les règles qu'il a validées, et fournit des historiques par taux exploitables en cas de contrôle.
Plusieurs erreurs reviennent souvent, en particulier dans les premiers mois qui suivent l'ouverture de la boucherie. La première consiste à appliquer 5,5 % à tous les produits, sans distinguer les sandwichs, quiches, formules midi ou ventes consommées sur place. La seconde consiste à appliquer 10 % à toute la charcuterie, alors qu’une grande partie reste de la vente alimentaire au détail.
Autre point sensible : les boissons alcoolisées. Elles relèvent du taux normal de 20 %, même lorsqu’elles sont vendues avec un repas ou dans une formule. Il faut aussi éviter les tickets non ventilés lorsqu’une commande mélange plusieurs taux.
Enfin, ne créez pas trop de familles produits sans logique comptable. Une caisse surchargée augmente le risque d’erreur en plein service.
Non, pas toujours. Un poulet rôti vendu simplement à emporter, sans couverts ni espace de consommation, peut relever de 5,5 %. S’il est vendu dans une formule prête à consommer, avec couverts ou consommation sur place, le taux de 10 % peut s’appliquer.
Oui. Si une formule contient plusieurs produits soumis à des taux différents, chaque élément doit être ventilé. Par exemple, un sandwich peut relever de 10 %, une boisson non alcoolisée fermée de 5,5 % et une bière de 20 %.
Pas exactement. Une boucherie-traiteur conserve souvent des ventes au détail à 5,5 %, notamment pour la viande, la charcuterie et les plats à consommer plus tard. Le taux de 10 % concerne surtout les produits prêts à manger immédiatement ou consommés sur place.
Votre expert-comptable doit valider les cas ambigus : menus mixtes, plateaux repas, prestations traiteur, formules avec alcool, espace de consommation hybride ou offres événementielles. La caisse aide ensuite à appliquer correctement les taux validés au moment de l’encaissement.
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