Il semble que vous veniez de {country}...
Passez à notre site en {language} pour les prix et produits locaux
Conseils pratiques pour les commerçants

This is a div block with a Webflow interaction that will be triggered when the heading is in the view.
L’autoliquidation de la TVA inverse la personne chargée de déclarer la taxe. Le vendeur émet une facture hors taxe, sans encaisser la TVA. L’acheteur calcule la taxe française, la reporte comme TVA collectée et, s’il bénéficie d’un droit à déduction, l’inscrit également comme TVA déductible.
Ce mécanisme concerne les importations, les achats dans l’Union européenne, certaines prestations étrangères et la sous-traitance dans le bâtiment. Depuis 2022, il est automatique pour la TVA à l’importation des entreprises identifiées à la TVA en France.
Le traitement varie selon l’opération.
L’autoliquidation fait déclarer la taxe dans le pays où l’opération est imposable. Elle simplifie les échanges internationaux, évite certaines immatriculations fiscales en France et limite les fraudes liées à une TVA facturée, mais non reversée. Elle renforce la collecte fiscale.
Dans le circuit classique, le vendeur collecte puis reverse la TVA. Avec l’autoliquidation, il facture hors taxe. L’acheteur applique le taux français et déclare la taxe.
Le dispositif ne supprime pas la TVA : sa déclaration revient au client français.
Circuit classique
Client → règle le prix TTC au vendeur
Vendeur → encaisse la TVA
Vendeur → déclare et reverse la taxe
Circuit avec autoliquidation
Client professionnel → règle uniquement le prix HT
Client professionnel → calcule la TVA française
Client professionnel → déclare la TVA collectée et déductible
Pour une facture de 5 000 € HT à 20 %, le client règle normalement 6 000 €, dont 1 000 € de TVA. Avec l’autoliquidation, il paie 5 000 € au fournisseur et inscrit 1 000 € dans sa déclaration. Si la taxe est déductible, l’effet net est nul.
La neutralité dépend du droit à déduction : toute part non récupérable reste due.
Le dispositif concerne surtout les importations hors UE, les acquisitions intracommunautaires, les prestations achetées auprès d’un fournisseur étranger et certains travaux sous-traités dans le BTP. Les conditions dépendent de l’établissement et de l’identification fiscale des parties pour chaque opération concernée.
Depuis le 1ᵉʳ janvier 2022, l'autoliquidation à l'importation est obligatoire pour les entreprises identifiées à la TVA en France. Les acquisitions intracommunautaires figurent sur la déclaration de l’acheteur. Dans le BTP, elle vise certains travaux immobiliers sous-traités.
À l’importation, vérifiez toujours les données douanières préremplies et les justificatifs.
Une boutique française commande 10 000 € HT de mobilier à un fournisseur allemand. Au taux français de 20 %, le fournisseur établit une facture sans TVA française après vérification des numéros intracommunautaires.
La boutique calcule alors :
Le commerçant doit rapprocher la facture, la déclaration et son suivi comptable. Une solution de caisse pour commerce de détail peut centraliser les ventes et les rapports d’activité, mais la qualification fiscale des achats reste à valider avec le comptable.
Pour une importation hors UE, la base peut intégrer le prix des biens, le transport, l’assurance et certains droits.
L'acheteur reporte la base hors taxe dans la catégorie concernée, calcule la TVA française et l'inscrit parmi les montants collectés. Si l’achat ouvre droit à déduction, la même somme figure en TVA déductible. La catégorie déclarative dépend de l’opération concernée.
Avec une base de 8 000 € taxée à 20 %, la CA3 affiche 1 600 € de TVA due et 1 600 € déductibles si le droit est total. L’opération reste visible des deux côtés, même si elle est neutre en trésorerie.
Pour une importation, vérifiez la période, la base et le taux issus du dédouanement. L’entreprise reste responsable des montants déclarés.
Conservez la facture, les documents douaniers et les justificatifs. Une activité exonérée, un achat à usage mixte ou une entreprise en franchise peut payer tout ou partie de la TVA sans la déduire.
Lorsque le client est redevable, la facture ne doit pas présenter de TVA française. Elle conserve les mentions habituelles : date, numéro unique, identité des parties, description, quantité, prix unitaire, total hors taxe et conditions de règlement.
La mention officielle à ajouter est « Autoliquidation ». Selon l’opération, les numéros de TVA intracommunautaire des parties doivent apparaître.
Exemple :
Marchandises : 8 000 € HT
TVA facturée : 0 €
Total à payer : 8 000 €
Mention : Autoliquidation
N’écrivez pas seulement « TVA à 0 % ». L’absence de taxe facturée signifie que le client doit la calculer et la déclarer. Si le fournisseur a appliqué la TVA à tort, demandez une facture corrigée avant toute déduction.
Un micro-entrepreneur bénéficiant de la franchise en base de TVA ne facture généralement pas la taxe sur ses ventes françaises et ne la récupère pas sur ses dépenses. Ses factures nationales portent la mention « TVA non applicable, article 293 B du CGI ».
Il peut pourtant devoir autoliquider une prestation achetée à l’étranger, une importation ou des acquisitions intracommunautaires de biens dépassant 10 000 € sur l’année. Un numéro de TVA intracommunautaire et une déclaration spécifique deviennent alors nécessaires. Au-delà de ce seuil, l’obligation s’applique dès l’acquisition qui provoque le dépassement et jusqu’à la fin de l’année suivante.
S’il autoliquide 400 € tout en restant en franchise, il verse généralement cette somme sans la déduire. Ce coût reste distinct de sa déclaration de chiffre d’affaires à l’Urssaf.
Oublier une facture étrangère dans la déclaration constitue l’erreur principale. Lorsque la taxe aurait été entièrement déductible, le défaut d’autoliquidation peut entraîner une amende de 5 % du montant déductible. Pour 3 000 € de TVA omise, elle atteint 150 €.
Les autres erreurs fréquentes sont l’application d’un mauvais taux, la déduction sans justificatif, un numéro de TVA invalide, un montant d’importation non contrôlé ou une facture présentant à la fois une TVA française et la mention « Autoliquidation ».
Avant chaque déclaration, rapprochez les factures étrangères, les données douanières et les comptes d’achats. En cas d’oubli, déposez rapidement une correction. L’amende de 5 % peut ne pas être appliquée lorsque l’entreprise régularise spontanément l’opération avant toute intervention de l’administration.
Pour une opération inhabituelle ou un droit à déduction partiel, sollicitez votre expert-comptable ou le service des impôts des entreprises.
L’acheteur professionnel devient redevable. Il règle au fournisseur le montant hors taxe, calcule la TVA française et la reporte dans sa déclaration. S’il bénéficie d’un droit à déduction total, il inscrit simultanément la même somme en TVA déductible, ce qui neutralise le décaissement.
Oui. Depuis le 1ᵉʳ janvier 2022, elle est obligatoire et automatique pour les entreprises identifiées à la TVA en France qui importent des biens. Les montants sont préremplis à partir des données douanières, mais l’entreprise doit les vérifier avant de valider sa CA3.
Oui. Au-delà des opérations internationales, certaines opérations internes relèvent de l'autoliquidation : la sous-traitance de travaux dans le bâtiment, ainsi que les livraisons de certains déchets et matériaux de récupération entre professionnels. Le fournisseur facture alors hors taxe et l'entreprise cliente déclare la TVA sur sa propre déclaration.
Le numéro d'un partenaire européen se vérifie gratuitement sur le service VIES de la Commission européenne. Une validation avant la première opération évite un refus de déduction ou une facture erronée. Conservez une preuve de la vérification : elle vous protège en cas de contrôle si le numéro devient invalide par la suite.
POUR TOUT TYPE D'ACTIVITÉ, partout et à tout moment
Deux solution conçue pour accepter tous les paiements sans limites